Projet ELO

Projet
Réalisation de 77 logements sociaux avec un parking en sous-sol de 64 places.
Localisation
ZAC Paul Bourget, lot B : bâtiment 8a & 8b, Paris 13 (75)
MOA
Élogie
MOE
Hondelatte Laporte Architectes (Mandataire), Sophie dehlay architecte associé
Collaborateurs
Ronan Lacroix, Mario Bonilla
SP / SHAB
5 385m2 / 5 330m2
Montant
11,8M€ HT
Phase
Concours / Octobre 2014





à propos
Lorsque l’on est sur le site, on est frappé par la situation paradoxale du projet :
Au Nord de la parcelle, un joli parc intérieur composé de pins noirs assure la continuité paysagère avec le magnifique parc Kellermann plus à l’ouest, qui constitue le plus grand espace vert du 13e arrondissement. Cet environnement paysager est d’une grande aménité. Et puis au Sud, au-delà du futur bâtiment de bureaux qui formera un écran acoustique, il y a le boulevard périphérique tout près, qui déverse un grondement continu, couvrant l’ensemble du territoire d’une pollution sonore et d’une pollution de l’air.
Cette situation est paradoxale puisque la bonne orientation sud s’accompagne de de nuisances sonores tandis que l’orientation Nord ouvre sur les aménités du parc
côté Sud, le long de la rue Paul Bourget, les couples d’immeubles accueillent en leurs cœurs des espaces entre-deux. Ces espaces sont extérieurs mais dans une situation d’intériorité. Ils permettent d’offrir des vues au sud à un maximum de logements dans des conditions acoustiques favorables (décrites ci-après).
Outre les qualités précitées, les espaces entre-deux sont distributifs, généreux et ludiques, avec un jeu de coursives et de plateaux qui laissent pénétrer la lumière du sud en profondeur. L’ensemble des cuisines s’ouvre sur cet espace, on peut alors imaginer des moments de convivialité s’inviter dans ces espaces. Cet entre-deux (extérieur/intériorisé, commun/privé) rend possibles des relations de voisinage et des appropriations dans des zones définies.
Un projet « piège à son »
Plutôt que d’imaginer un bâtiment «écran acoustique» qui pourrait produire un effet réverbérant défavorable une fois le futur bâtiment de bureaux construit en face, nous avons développé un projet « piège à son ».
Les espaces entre-deux présentent un jeu volumétrique de façades et de plateaux aux formes organiques propres à piéger le son. De plus, les parois verticales et sous-faces de plancher de ces espaces sont traitées en matériau micro-perforé qui a la propriété d’être absorbant.
Le jardin central bénéficie également d’un traitement acoustique. Les façades qui le regardent sont micro- perforées. De plus, une clôture vitrée jusqu’au niveau R+1 forme écran acoustique et protège le jardin.
Ainsi les habitants bénéficient de deux grands espaces extérieurs contrastés : l’un, orienté au Nord avec vue sur le parc, l’autre intermédiaire entre privé et commun, avec un niveau acoustique affaibli et exposé au Sud.
L’espace entre-deux : une espace distributif et de sociabilité
Notre volonté est de créer un espace hybride entre deux immeubles, un environnement entre extériorité et intériorité, entre privé et collectif, entre architecture et paysage. L’espace entre-deux a pour vocation première d’accueillir les fonctions distributives et devient par extension un espace de sociabilité et de végétation. C’est un lieu vivant et en mouvement.
Les espaces entre-deux sont extérieurs et généreusement ouverts sur le Sud pour laisser pénétrer la lumière en profondeur, l’environnement sonore étant absorbé par les matériaux. C’est un espace de liberté architecturale : un principe de plateaux percés développé une volumétrie organique percée par de multiples trémies circulaires qui occasionnent des percées visuelles en verticalité.
Au Nord de la parcelle, un joli parc intérieur composé de pins noirs assure la continuité paysagère avec le magnifique parc Kellermann plus à l’ouest, qui constitue le plus grand espace vert du 13e arrondissement. Cet environnement paysager est d’une grande aménité. Et puis au Sud, au-delà du futur bâtiment de bureaux qui formera un écran acoustique, il y a le boulevard périphérique tout près, qui déverse un grondement continu, couvrant l’ensemble du territoire d’une pollution sonore et d’une pollution de l’air.
Cette situation est paradoxale puisque la bonne orientation sud s’accompagne de de nuisances sonores tandis que l’orientation Nord ouvre sur les aménités du parc
côté Sud, le long de la rue Paul Bourget, les couples d’immeubles accueillent en leurs cœurs des espaces entre-deux. Ces espaces sont extérieurs mais dans une situation d’intériorité. Ils permettent d’offrir des vues au sud à un maximum de logements dans des conditions acoustiques favorables (décrites ci-après).
Outre les qualités précitées, les espaces entre-deux sont distributifs, généreux et ludiques, avec un jeu de coursives et de plateaux qui laissent pénétrer la lumière du sud en profondeur. L’ensemble des cuisines s’ouvre sur cet espace, on peut alors imaginer des moments de convivialité s’inviter dans ces espaces. Cet entre-deux (extérieur/intériorisé, commun/privé) rend possibles des relations de voisinage et des appropriations dans des zones définies.
Un projet « piège à son »
Plutôt que d’imaginer un bâtiment «écran acoustique» qui pourrait produire un effet réverbérant défavorable une fois le futur bâtiment de bureaux construit en face, nous avons développé un projet « piège à son ».
Les espaces entre-deux présentent un jeu volumétrique de façades et de plateaux aux formes organiques propres à piéger le son. De plus, les parois verticales et sous-faces de plancher de ces espaces sont traitées en matériau micro-perforé qui a la propriété d’être absorbant.
Le jardin central bénéficie également d’un traitement acoustique. Les façades qui le regardent sont micro- perforées. De plus, une clôture vitrée jusqu’au niveau R+1 forme écran acoustique et protège le jardin.
Ainsi les habitants bénéficient de deux grands espaces extérieurs contrastés : l’un, orienté au Nord avec vue sur le parc, l’autre intermédiaire entre privé et commun, avec un niveau acoustique affaibli et exposé au Sud.
L’espace entre-deux : une espace distributif et de sociabilité
Notre volonté est de créer un espace hybride entre deux immeubles, un environnement entre extériorité et intériorité, entre privé et collectif, entre architecture et paysage. L’espace entre-deux a pour vocation première d’accueillir les fonctions distributives et devient par extension un espace de sociabilité et de végétation. C’est un lieu vivant et en mouvement.
Les espaces entre-deux sont extérieurs et généreusement ouverts sur le Sud pour laisser pénétrer la lumière en profondeur, l’environnement sonore étant absorbé par les matériaux. C’est un espace de liberté architecturale : un principe de plateaux percés développé une volumétrie organique percée par de multiples trémies circulaires qui occasionnent des percées visuelles en verticalité.
Un espace distributif
On accède aux logements des étages en passant par des plateaux distributifs dans une volumétrie ludique. Les zones de circulations sont majoritairement couvertes.
Un espace partagé de sociabilité
Nous inventons un espace alternatif en densité verticale, où les conditions sont réunies pour créer un échelon domestique entre public et privé, offrir un lieu du partage entre voisins, créer des usages alternatifs et flexibles, en somme réinventer un quotidien en réponse aux exigences de la vie contemporaine si complexe et changeante.
Sociabilité à l’échelle de la résidence
Les espaces distributifs ne sont plus un simple lieu de passage mais on peut s’y poser, les bancs circulaires occasionnent des temps d’échanges entre voisins. On peut imaginer différentes appropriations des grandes tables en béton comme par exemple la fête des voisins, des pique-niques improvisés dans le jardin, des tables à dessin pour les enfants, etc...
Sociabilité à l’échelle du palier
Aux étages, les plateaux distributifs définissent des zones de circulations signalées par la trame des poteaux et des pointillés au sol, et des zones appropriables. En plan, les trémies des plateaux ainsi que les décalages des bâtiments dégagent des sous-espaces. Les zones appropriables sont en relation avec les cuisines qui s’ouvrent dessus par une fenêtre longitudinale et un passe-plat. Ainsi ce les lieux peuvent devenir une extension naturelle du logement dans une configuration semi-commune.
Ces espaces de partage sont proposés mais pas imposés, l’histoire peut se faire ou pas. L’architecture est là pour impulser la possibilité de partage entre habitants.
Un projet entre architecture et paysage
Depuis la rue Paul Bourget, l’ensemble du projet se présente comme une famille de 4 petits immeubles fins et élancés avec des variations de façades et d’épannelages.
L’ensemble est perméable, séquencé par la pénétration d’espaces extérieurs paysagés (2 espaces entre- deux + 1 jardin central).
On accède aux logements des étages en passant par des plateaux distributifs dans une volumétrie ludique. Les zones de circulations sont majoritairement couvertes.
Un espace partagé de sociabilité
Nous inventons un espace alternatif en densité verticale, où les conditions sont réunies pour créer un échelon domestique entre public et privé, offrir un lieu du partage entre voisins, créer des usages alternatifs et flexibles, en somme réinventer un quotidien en réponse aux exigences de la vie contemporaine si complexe et changeante.
Sociabilité à l’échelle de la résidence
Les espaces distributifs ne sont plus un simple lieu de passage mais on peut s’y poser, les bancs circulaires occasionnent des temps d’échanges entre voisins. On peut imaginer différentes appropriations des grandes tables en béton comme par exemple la fête des voisins, des pique-niques improvisés dans le jardin, des tables à dessin pour les enfants, etc...
Sociabilité à l’échelle du palier
Aux étages, les plateaux distributifs définissent des zones de circulations signalées par la trame des poteaux et des pointillés au sol, et des zones appropriables. En plan, les trémies des plateaux ainsi que les décalages des bâtiments dégagent des sous-espaces. Les zones appropriables sont en relation avec les cuisines qui s’ouvrent dessus par une fenêtre longitudinale et un passe-plat. Ainsi ce les lieux peuvent devenir une extension naturelle du logement dans une configuration semi-commune.
Ces espaces de partage sont proposés mais pas imposés, l’histoire peut se faire ou pas. L’architecture est là pour impulser la possibilité de partage entre habitants.
Un projet entre architecture et paysage
Depuis la rue Paul Bourget, l’ensemble du projet se présente comme une famille de 4 petits immeubles fins et élancés avec des variations de façades et d’épannelages.
L’ensemble est perméable, séquencé par la pénétration d’espaces extérieurs paysagés (2 espaces entre- deux + 1 jardin central).